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Ce que je pourrais écrire en ce soir de samedi 8 août 2009 ? Beaucoup trop, pas assez. C'est facile et dur d'apprendre tout ça. La différence entre être un enfant et devenir un adulte. C'est plus difficile en actes qu'en paroles de ne pas se transformer en n'importe qui. De ne pas dévier de chemin sans faire erreur. C'est étrange de grandir, et de voir que le monde n'est pas si grand, si beau, si eternel que le voit un enfant. La 1ère difficulté, le 1er obstacle est à franchir bien trop vite, bien trop tôt, et sans avoir vraiment savouré cette insouciance, ce bonheur sans fin qu'est l'enfance. Enfin, il y a là un mensonge puisqu'il est douloureux de voir que même l'enfance est injuste, car inégale parmi les hommes. Alors que chez les uns l'enfant est roi, chez d'autres il est « l'erreur de casting » : celui qui n'aurai pas du naitre, l'imprévu qui donne du piment à la vie, parfois un piment fort qui reste en travers de la bouche, celui qu'on ne peut avaler, celui qui nous étouffe, celui qui nous fais mal, celui qui est mauvais. Jusqu'à l'enfance qu'on croyait le plus beau moment de la vie pour tous et toutes on se retrouve déçu. Déçu de voir que ce n'est pas le cas, pour tous et toutes. Déçu de croiser des enfants battus, violés, mal nourris, en bref malheureux. En réalité comment peut-on espérer qu'un enfant puisse être heureux dans sa vie en naissant « erreur de casting » ? Il y a des questions dures, que beaucoup se posent, des questions qui pourtant ne s'imposent pas. Ni chez les politiques, ni chez « les grands hommes » célèbres ou/et riches, ni même dans notre entourage. On grandit, on ne comprend pas pourquoi tout ça, pourquoi ce malheur. Alors forcement un jour on se demande : « existe –t-il bel et bien un Dieu qui nous protège dans ce monde sinistre ? » Oui, existe –t-il ce Dieu ? Il serait celui qui procure la joie, celui qui se sacrifie pour nous, celui qui nous enseigne, celui qui nous pardonne. Pourtant le malheur sur Terre n'est pas rare alors on se dit que Dieu n'existe pas puisque sinon il n'y aurait pas de guerre, pas de maladie, pas de mort, pas de tristesse, d'égoïsme, de non-respect, de naïveté, non il y aurait que des gentils, il ferait beau tous les jours et la paix régnerais. Mais n'est-ce pas rester un enfant que de croire à ces trois dernières lignes et de croire que le monde puisse être grand, beau et juste? L'idée qui pousse à dire que sans Dieu le monde serait encore bien pire vous est-elle déjà venue en tête ? Trop à dire mais pas assez. « La vie voyez-vous n'est jamais si mauvaise ou si belle qu'on croit ». On aime plus que tout, on se sent fort car aimé, et le lendemain on se retrouve perdu entre le soi réel et le soi conditionnel. Tout se brouille, il n'y a plus rien, rien de plus que cette sensation que l'on va tomber. Une douleur dans le crâne, quelque chose d'inévitable, comme si une pointe dans le cortex qui s'enfonce tout doucement, ca vibre dans le cerveau, on se sent tomber, c'est désagréable et bon à la fois. On ne se sent jamais aussi bien. On est vide. Vide de toute pensée, vide de son c½ur, vide de son âme. Rien ne peut plus arriver. Puisqu'on est fort on rouvre un ½il puis deux. On est livide. On se sent vide mais ca ne dure qu'un instant, le c½ur et l'âme se re-remplissent vite, sans avoir eu un temps suffisant. Le moment où on est hors de soi ne dure jamais assez longtemps. Un médecin, celui du c½ur, ce lui qui se sacrifie pour nous entre alors en action, il est là et nous protège. Si on l'accepte, on ne tombera plus. Si on l'accepte, on s'accorde le pardon de soi-même. Car on se rend compte au fur à mesure que l'enfance s'éloigne que l'on n'est pas celui que l'on rêvait d'être, et on craint de ne pas devenir la personne qu'on voudrait devenir. On s'en veut de ne pas être à la hauteur de certaines choses, peut-être sans le savoir. On en souffre mais on guérira... Pour l'instant on tombe continuellement, les cascades s'enchaînent les unes après les autres sans se résoudre à comprendre pourquoi, et sans se pardonner. Moi-même je tombe, car je refuse d'accepter ce que je suis devenu, ce que je suis. Ni vraiment blanche ni vraiment noire. Ni vraiment gentille ni vraiment méchante. Ni vraiment égoïste ni vraiment généreuse. Ni vraiment stupide, ni vraiment intelligente. Je suis l'entre deux, dans l'espace central un peu étroit, pris en sandwich entre les deux bords qui veulent rentrer en moi, dans moi. Et j'essaie de faire la part des choses, de ne pas faire rentrer qu'un seul bord, de faire le partage équitable puisque bien obligée que quelque chose rentre autant que ce soit équilibré. Trop de choses à
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